Prochaine réunion Club = jeudi 18 juin à 20 h30.

La clacyclo Basque 2026

, par Marielle Blas y Estrada

La Clacyclo Basque et si on y retournait ?

Nous l’avons fait ! Et avec le soleil cette fois-ci.

Et pourtant la session 2024 n’était pas simple. Étrangement, à vélo ce n’est jamais la difficulté que nous retenons. Heureusement, sinon on ne repartirait jamais.

Armées de nouvelles montures nous avons repris les chemins de ces petites routes basques exigeantes en montée comme en descente.

Ce qui nous a fait repartir : l’équipe des frangins (Anton et Inaki) et leur fidèles mère, Maryse et Victor, qui nous reconnaît et nous appelle Les Toulousaines,

auxquels se sont rajoutés de grandes âmes dont Louis et Roxanne. Nous ne les remercierons jamais assez pour tout. Et pourtant nous en avons fait du bruit le dernier jour au départ pour les honorer.

Donc nous partons de Bayonne vers l’inconnu, la destination n’étant divulguée qu’à la pause déjeuner de chaque jour. Nous commençons tout doux en suivant la Nive pour nous mettre en jambes. Puis progressivement les premières côtes apparaissent. Nous traversons Hasparren pour arriver à Saint-Martin d’Arberoue dans une ferme chez un éleveur de cochon où nous attend un délicieux confit de coustous de porc. Après avoir pris des forces, les festivités commencent, le col d’Iphalartze

notamment nous y attend. La chaleur y est à son comble et le moral tente de fondre comme neige au soleil. Mais la vue imprenable sur toute la vallée, nous fait tout oublier.
Ces paysages sont sublimes et majestueux tout en douceur habités de chevaux, ânes, brebis. Nous croisons de beaux villages fleuris, des frontons où les gamins jouent à main nu. Les gens y sont chaleureux et fiers de leur culture.

Nous repartons le lendemain de Larceveau-arros-cibit, où nous avons passé la nuit, en attaquant d’entrée de jeu par une de ces côtes que l’on voit arriver et qui frôle les 14%, 18%, 20%. A mon grand désœuvrement, j’ai du poser pied à terre pour la partie la plus dure même délestée de nos p’tits déj soit une brioche pour tribu et des pancakes. Ceci dit je n’aurais pas montée les 20% même sans. Nous nous dirigeons vers Saint Jean Pied de Port où nous croisons de nombreux pèlerins, Irouleguy, la rudesse des côtes, le cagnard et la faim nous font prendre une alternative pour arriver à Saint Etienne Baïgory.

La prochaine étape nous amène en Espagne à Erratzu mais pour cela il faudra passer le col d’ispéguy,

8km pour une moyenne de 6%. La chaleur a compliqué cette ascension. À mi parcours le ravito orange, banane et eau, a été de bonne augure. Quelle vue !! Arrivée la haut. Prochaine étape : Hondarrabia. Le parcours y est beaucoup moins rude, nous suivons une voie verte parsemée d’ombre, en roulant tantôt sur du bitume, tantôt sur des chemins caillouteux, traversant des tunnels en longeant une rivière. L’enthousiasme est présent, l’océan nous y attend. Quelle récompense de pouvoir se baigner !!
Le spot de notre ultime soirée se fait au phare du cap higer. Splendide point de vue où l’on domine l’océan en observant le coucher du soleil au son des vagues s’échouant avec fracas sur les rochers. Notre dortoir donnant sur une grande terrasse, nous décidons d’y dormir à la belle étoile.

Le matin, réveillées au lever du soleil, nous l’admirons et enfourchons rapidement nos montures afin d’avoir le temps pour une dernière baignade pour le bouquet final qui se trouve à Saint-Sébatien.

Cette session a rempli toutes ses promesses et même au-delà. Malgré la rudesse des côtes et la chaleur nous avons partagé de grands moments de rigolades, d’encouragement, de bienveillance, d’entraide technique tels que resserrage de roue, réajustement des freins, éclairage des tunnels.

Je fais donc encore et toujours une ode aux voyages itinérants qui ne sont jamais plus beaux et inoubliables qu’en très belle compagnie.

A bientôt sur la Clacyclo Toulousaine à Anton et Louis pour la découverte de notre région et à vélo pour nous tous.