Extrait du carnet de voyage de Vincent
25 Aout 2026 - Étape de 77 km et 400 mètres de dénivelé : Une douce transition vers une fin de voyage
Réveillé avant que le réveil sonne, je lève le camp à 3:30 du matin. La nuit a été tranquille mais j’ai des affaires trempées partout autour de moi, résultat du violent orage ramassé hier en début de soirée, où j’ai pu heureusement m’abriter dans un bar.
Hier soir j’ai pris le temps d’aller chercher de l’eau naturellement pétillante à la fontaine de Coursan que je connais bien.
Je traverse Narbonne, calme heureusement à cette heure.
Ma trace m’approche de Perpignan avec un final fait de petites routes, de pistes un peu défoncées, qui me permettent d’éviter les voies rapides.
Dans ma tête défilent plein d’images de cet incroyable périple, depuis Menton jusqu’à Perpignan, en passant par l’Écosse et Strasbourg.
Je suis envahi d’une indéfinissable mélancolie et, contrairement à d’habitude, aucun soulagement de retrouver mon confort très bientôt. C’est sans doute que je suis vraiment rentré dans le Voyage avec un grand V.
J’arrive vers 7:45 au poste de police.
Le planton de faction ne connaît pas les diagonales mais son collègue au guichet, oui. Il me pose plein de questions sur la façon dont se s’est déroulé cet enchaînement de 5 diagonales et euro diagonales.
J’arrive à la gare de Perpignan une minute trop tard pour prendre le train de 8:07. Pas grave, je vais attendre celui de 10:30.
Voici comment je pourrais très brièvement résumer cet enchaînement de cinq segments :
(en chiffres : 5850 km et 54700m de dénivelé ; 26 jours de pédalage et 4 jours de repos ; bivouacs sur toutes les étapes françaises sauf une).
Menton-Brest, merveilleuse variété de paysages, forts dénivelés, canicule et vents de face, une diagonale magnifique mais difficile.
Brest-Inverness et retour. Je rentre dans la dimension voyage après avoir surmonté des crevaisons compliquées. Confort des nuitées dans des logements réservés au fil de l’eau. Ambiance so british adorable. Joie d’être sur la partie du trajet Londres-Édimbourg-Londres qui a motivé tout ce projet. Montées infernales et routes détériorées
Brest-Strasbourg, la diagonale des pépins mécaniques. Le vélo accuse ses 4 000 km déjà réalisés mais le moral reste bon. La météo est bonne. Traversée de régions du Grand Est que je connais peu. Accueil formidable de Jocelyne et interview avec Marc pour le podcast.
Strasbourg-Perpignan, la petite dernière. Une diagonale plutôt plate, une vallée du Rhône peu attirante. Parfois chaud et parfois glacial le matin. Enorme orage avant Narbonne, pluies torrentielles.
J’appréhendais beaucoup ces 6 000 km en solitaire. En réalité, avec l’utilisation de Polarsteps j’avais un rendez-vous quotidien avec nombre d’entre vous et je vous en remercie du fond du cœur.
Pude también aprovechar una interacción directa con otro canal de comunicación, una presencia muy preciosa y animando, casi cada día !
Une vidéode 12min illustre ce voyage

